Une coproduction de ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants

L’Ami du Clergé: Bergeronette

Bergeronnette
12 juillet 1900

Comptes-rendus bibliographiques

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Bergeronnette, par H. du Plessac.
Mademoiselle, par B. de Buxy. -2 vol. in 12 à 3 fr.- Paris, Gautier

Deux récits pour bibliothèques paroissiales.
Bergeronnette est une bien émouvante et bien vivante apologie des voies cachées mais toujours miséricordieuses de la Providence. La morale du récit nous est donnée à la page 310 : »Plus il se remémorait les événements, plus il admirait l’indulgence infinie de Dieu et les moyens si divins dont se servait sa toute-puissante sagesse pour ramener à lui les pêcheurs.» Péripéties étranges en vérité : un mari joueur, banquier véreux ; une épouse, type de la femme chrétienne ; le mari la tue pour se procurer de l’argent ; la mourante confie sa fille (Bergeronnette) à un vieil ami breton qui se voit ensuite poursuivi comme coupable de l’assassinat de la mère ; l’enfant remise par le père aux mains d’une mondaine ; son tuteur, arrêté en Espagne et envoyé au bagne aux Philippines, y exerce un admirable apostolat, est reconnu ensuite par deux officiers français qui font éclater son innocence ; le père arrêté avec ses complices, ses complices condamnés aux galères, lui-même gracié, Bergeronnette ramène à Dieu la mondaine chargée de la pervertir. Tout se termine par un beau mariage, bonheur universel et actions de grâces au manoir de Trégonnac.
Mademoiselle pourrait passer pour le type du roman touffu ; mais n’est-ce pas une ressemblance de plus avec la vie ? et les jeunes lectrices ne sont-elles pas toujours affriandées par ces complications où se complait souvent ce qu’on a appelé l’alchimie de la Providence ? Une vieille châtelaine sans enfant, le classique neveu de mise en pareille occurrence (et par-dessus le marché, dans la circonstance présente, charmant, beau, généreux, etc., tous les prestiges d’un Pyrrhus chrétien), un cousin morvandiau, un héritage à conquérir, le cœur du neveu à assiéger, une préceptrice idéale, une « Mademoiselle » type d’intrigue, d’ingratitude, de jalousie, de convoitise, de toutes les bassesses qui grouillent aux bas-fonds de l’humanité féminine, et tout au travers des coups de théâtre, des revirements prodigieux, des fuites au Sénégal, des morts subites, une Providence enfin qui parfois fait bien un peu l’effet du Deus ex machina, mais qui reste et luit toujours au-dessus de nous comme la bonne,la douce, la sage Providence, la divine « alchimiste » qui ne manque jamais de tirer le bien du mal.IMG_0157IMG_0156

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