Une coproduction de ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants

L’Ami du Clergé: Un enfant refuse de dire la messe

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Un enfant refuse de lire la messe
3 février 1898

QUESTIONS de science ecclésiastique

Q. – – 1° Un jour de fête, un enfant de treize ans refusant publiquement de servir la messe avec un de ses camarades, je le fais sortir du sanctuaire.
Le père le garde, et prend à mon égard des mesures de résistance au lieu de seconder mon autorité.
Que faire au confessionnal ?
Dois-je exiger de la mère et de la sœur complices de la révolte, que le petit garçon soit ramené et contraint de reprendre son service, avant d’être admises aux sacrements ?
Le puis-je ?
Par ce traitement, je m’expose à éloigner pour longtemps cette famille des habitudes religieuses, et à voir les filles se lancer dans la dissipation.
Si je garde le silence, les accueillant comme tout le monde, mon autorité sera peut-être compromise devant le public, qui, ne voyant aucune sanction s’attacher à ses écarts, et ne comprenant pas non plus les hautes raisons des accommodements dont je pourrais user, s’habituera à croire que l’on peut impunément se permettre toute résistance à l’autorité du prêtre.
2° Si ces personnes vont se confesser ailleurs, puis-je leur présenter la communion lorsqu’elles se présenteront avec le reste de la foule ?
Ne puis-je pas au moins les prévenir que je ne la leur donnerai qu’après la messe, et seulement lorsque l’église sera vidée ? Puis-je, sans faire de personnalité, donner cet avis en public ?
Ces mesures, à quelles sanctions pénales peuvent-elles m’exposer, si je fais savoir que je n’agirai ainsi qu’à l’égard de ceux qui se révoltent, et tant que durera leur attitude d’insoumis ?
Je n’entends agir que pour le plus grand bien de tous. Mais dans une paroisse où les enfants sont les seuls maîtres, ces faits-là, s’ils ne sont pas réprimés convenablement, seront pour le public, à l’avenir, une vraie pierre de scandale, et l’autorité du prêtre sera de moins en moins comprise respectée.
D’autre part, la liberté de communier coram populo, au retour d’une escapade à l’étranger, favoriserait par trop fort la liberté de tous les excès, et reviendrait à une railleuse provocation à l’égard du curé de la paroisse.

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